L'Amérique, un ailleurs partagé
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Si les identités culturelles des pays d’Amérique latine, de la Caraïbe ou du Québec ont longtemps été forgées autour d’une seule et unique référence totalisante, tournée vers l’Europe, ces régions montrent depuis quelques décennies de profonds signes de rupture et d’hétérogénéité. Depuis les années 1980, un grand nombre de penseurs du Québec (Sherry Simon, Pierre Nepveu, Gérard Bouchard), de la Caraïbe (Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Maximilien Laroche) d’Amérique Latine (Isidro Morales, Néstor García Canclini, Zilá Bernd) ont à cet égard pris pour tâche de revisiter les notions d’origine et d’espace avec en point de mire un idéal de diversité. L’Europe ne serait désormais plus l’ancre à laquelle attacher tous les liens identitaires et culturels ; les racines se devraient dès lors d’être trouvées également ailleurs, dans un nouvel environnement plus apte à tenir compte des réalités structurantes du quotidien, embrassant par là même la modernité et la diversité prônées dans les concepts d’hybridité culturelle, de transculturalisme et de créolisation. Cette quête les mènera lentement vers un carrefour mythique : l’Amérique. Néanmoins, l’établissement d’une relation symbolique avec le continent n’est pas une tâche aisée. Le concept d’américanité, bâti sur une multitude de discours plus ou moins contradictoires demeure problématique. La présente étude se propose de saisir la complexité de l’idéologème, retracer son évolution et de cerner en quoi ses différentes variantes pourraient mener à l’établissement de l’Amérique comme d’un ailleurs partagé.
